L'ouverture du diaphragme : sculpter la profondeur de champ
L'ouverture correspond à la taille du trou formé par le diaphragme de l'objectif, qui laisse passer la lumière vers le capteur. Elle s'exprime en valeurs f/, par exemple f/2.8, f/8 ou f/16. Une ouverture large, un petit chiffre f/, laisse entrer beaucoup de lumière ; une ouverture étroite, un grand chiffre f/, en laisse passer beaucoup moins.
L'analogie des nuages
Je me représente l'ouverture comme les nuages dans le ciel : ils contrôlent la quantité de lumière qui atteint votre peau, c'est-à-dire votre capteur. Plus il y a de nuages, ouverture fermée, moins la lumière passe. Moins il y a de nuages, ouverture ouverte, plus la lumière est intense.
Grande ouverture : f/2.8
Sous un ciel sans nuages, votre peau reçoit beaucoup de lumière en peu de temps. Une grande ouverture comme f/2.8 permet donc d'obtenir une image plus lumineuse. Elle crée surtout une faible profondeur de champ, idéale pour isoler un sujet avec un arrière-plan flou, l'effet bokeh.
Petite ouverture : f/16
Sous un ciel très nuageux, la lumière est diffuse et douce. Une petite ouverture comme f/16 réduit la quantité de lumière reçue, mais augmente la profondeur de champ, ce qui est parfait pour les paysages où l'on veut que tout soit net, du premier au dernier plan.
Ce que ça change concrètement
- Grande ouverture (f/1.4 à f/2.8) : image plus lumineuse, profondeur de champ réduite, arrière-plan flou.
- Petite ouverture (f/11 à f/16) : image moins lumineuse, profondeur de champ étendue, netteté du premier au dernier plan.
L'ouverture est donc le premier réglage à choisir selon votre intention : isoler un sujet ou montrer une scène entière nette. Reste ensuite à décider si le mouvement doit être figé, ce qui se joue du côté de la vitesse d'obturation. Voir l'article suivant ou revenir au triangle d'exposition. Pour aller plus loin sur les objectifs eux-mêmes, cet article détaille les types d'objectifs, le bokeh et les défauts optiques.